Conseils de sécurité

Sécurité

Frontière avec l’Érythrée (voir l’avertissement)

La frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie est fermée en raison de tensions militaires récurrentes et d’un différend frontalier non réglé. Les régions avoisinantes font partie d’un corridor de sécurité spécial, hautement militarisé, où la possibilité qu’éclate un conflit armé ne peut être écartée. La situation sur le plan de la sécurité est particulièrement imprévisible dans les régions de Tigray et d’Afar, au nord du pays. Le banditisme et le risque d’enlèvement sont également des sources d’inquiétude.

Région Somali (voir l’avertissement)

Le risque d’enlèvement est élevé. Des opérations militaires continues contre des groupes d’insurgés armés dans la région Somali de l’Éthiopie ainsi que dans les régions d’Ogaden et d’Hararge, près de la frontière somalienne, ont donné lieu à une situation extrêmement instable et dangereuse dans laquelle des civils ont été tués ou blessés. Des missions humanitaires, des travailleurs humanitaires ainsi que des employés de sociétés pétrolières et d’exploitants de puits de la région Somali ont fait l’objet d’attaques et d’enlèvements par des groupes rebelles, y compris le Front national de libération de l’Ogaden (FNLO). La présence de mines antipersonnel est une menace additionnelle à la sécurité.

Frontière avec le Soudan du Sud et le Soudan (voir l’avertissement)

Des conflits intertribaux et des affrontements sporadiques sévissent depuis longtemps le long de la frontière avec le Soudan du Sud. Depuis janvier 2016, la ville de Gambella et ses environs sont le théâtre d’affrontements intertribaux qui ont fait plusieurs victimes. Un couvre-feu est en vigueur. Le 15 avril 2016, des centaines d’hommes armés du Soudan du Sud ont traversé la frontière vers la Woreda de Jikawo, dans la région de Gambella. Ils ont attaqué plusieurs villages, tuant plus de 200 villageois et enlevant plus d’une centaine d’enfants. Des affrontements intertribaux ont récemment causé des dommages aux immeubles de certaines organisations non gouvernementales dans la région.

Des affrontements sporadiques ont également eu lieu dans les régions frontalières avec le Soudan, particulièrement dans la région Amhara au nord-ouest, à moins de 20 km de la frontière avec le Soudan.

Frontière avec le Kenya (voir l’avertissement)

Les conflits entre tribus et entre clans, ainsi que le banditisme, donnent lieu à des incidents fréquents dans cette région, contre lesquels luttent les forces de sécurité éthiopiennes et kenyanes. La situation entraîne parfois une augmentation des tensions, et il arrive que la violence franchisse la frontière. Des groupes armés hostiles au gouvernement éthiopien sont actifs dans plusieurs endroits situés près de la frontière kenyane.

Nord Gondar (voir l’avertissement)

Des affrontements violents entre les forces de l’ordre et les résidents se produisent par intermittence dans la zone de Nord Gondar, particulièrement dans la ville de Gondar, à Debark, Dabat et Koladeba ainsi qu’au Parc national du Simien. Plusieurs explosions à la grenade, généralement ayant pour cible des hôtels, sont survenues dans la ville de Gondar en avril 2017. Si vous êtes au Nord Gondar malgré cet avertissement, restez attentif à ce qui se passe autour de vous, évitez les grands rassemblements et suivez les directives des autorités locales.

Régions d’Amhara et d’Oromia

Depuis la fin 2015, des manifestations et des affrontements violents entre des résidents et les forces de l’ordre se ont lieu de façon sporadique. Ces incidents ont fait des victimes et ont donné lieu à des arrestations massives à plusieurs endroits dans les régions d’Amhara et d’Oromia. Des résidents ont aussi attaqué des voitures au hasard, et perturbé les déplacements routiers. Une forte présence des forces de l’ordre est maintenue partout dans la région, des troubles continuent de se produire de façon sporadique et des couvre-feux pourraient être imposés dans certains endroits. La situation pourrait se détériorer soudainement.

Désert Danakil

Si vous planifiez de vous rendre dans le désert Danakil, faites-le seulement avec les services d’un voyagiste expérimenté, de bonne réputation et muni d’équipement adéquat. La présence de mines antipersonnel est une menace sérieuse à la sécurité des visiteurs. Hors des pistes sécurisées, l’explosion de mines risque de provoquer des blessures et des pertes de vie. Le terrain accidenté et l’activité volcanique posent aussi des risques, particulièrement à proximité du volcan Erta Ale. Les températures extrêmement élevées et l’absence de services tels que l’eau courante et les services médicaux amplifient ces risques.

Manifestations

Il se produit souvent des manifestations, qui peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence. Évitez tout rassemblement politique, toute manifestation et tout autre grand rassemblement. Suivez les conseils des autorités locales et surveillez les médias locaux.

Il est fortement recommandé d’éviter de publier des messages de nature politique sur les blogues et dans les médias sociaux, car cela pourrait mener à la détention ou à l’arrestation.

Terrorisme

Des groupes terroristes régionaux, y compris certains associés à al Quaeda et à al-Shabaab, continuent de proférer des menaces, notamment contre les intérêts occidentaux en Éthiopie. Al-Shabaab a menacé de rétorquer pour venger la mort de son leader en Somalie le 1er septembre 2014.

L’attentat du 21 septembre 2013 dans un centre d’achats huppé de Nairobi illustre la menace qui pèse sur la population civile en Afrique de l’est. Le 13 octobre 2013, une bombe a explosé dans le quartier de Bole à Addis Abeba, faisant deux morts. Le 11 décembre 2015, une explosion à la mosquée Anouar dans la zone du Mercato d’Addis Abeba fait plusieurs victimes. Maintenez un niveau élevé de vigilance et de sécurité personnelle et évitez les grandes foules.

Les groupes terroristes éthiopiens constituent aussi une menace dans certaines régions, y compris dans la région Somali et dans certaines portions des régions d’Afar, d’Oromo et de Gambella. Soyez vigilant dans les endroits achalandés et surveillez les médias locaux.

Criminalité

Le niveau de criminalité en Éthiopie est modéré, y compris dans la capitale. Des vols avec agressions, des agressions armées et des vols perpétrés dans des voitures stationnées se produisent parfois. Les crimes commis parce que l’occasion s’est présentée, comme les vols à la tire et les vols de sacs à l’arraché, sont fréquents à Addis-Abeba. Les voleurs et les voleurs à la tire sont actifs dans toute la ville, mais surtout sur Bole Road et dans la Piazza, le Merkato, et dans d’autres secteurs fréquentés par les touristes et les ressortissants étrangers. La criminalité grimpe de façon importante après la tombée de la nuit, et les étrangers devraient éviter de se promener seuls après le coucher du soleil. On conseille également de s’abstenir de conduire à l’extérieur des limites d’Addis-Abeba après la tombée de la nuit en raison du banditisme.

Incidents violents

Des affrontements intercommunautaires se sont produits le 10 août 2017 sur la route reliant Harar et Babile dans l’est de l’Éthiopie. Des incidents similaires se sont produits le 23 août sur les routes reliant Harar et Dire Dawa et Holeta et Ambo. Les tensions demeurent élevées et les déplacements routiers pourraient être perturbés dans ces zones. Faites preuve de prudence et suivez les instructions des autorités locales.

Des explosions et de petits attentats à la bombe sont survenus à Addis-Abeba dans les dernières années. Des édifices gouvernementaux, des transports en commun et des restaurants et cafés locaux ont notamment été ciblés. Si vous vous rendez dans la capitale, vous devriez surveiller l’évolution de la situation et rester en contact régulier avec l’ambassade du Canada à Addis-Abeba. Vous devriez être vigilant et conscient de ce qui se qui passe autour de vous en tout temps.

Sécurité routière

À l’exception des principales artères, les routes sont généralement en mauvais état et non asphaltées. Cependant, le réseau routier a été considérablement amélioré ces dernières années, particulièrement à Addis-Abeba et dans les environs. Toutefois, la vitesse excessive, les habitudes de conduite, les piétons, les animaux errants et les véhicules mal entretenus constituent autant de sources de risque. À l’extérieur d’Addis-Abeba, les déplacements par la route devraient se faire uniquement le jour et en convois, si possible. Des pénuries périodiques de carburant peuvent affecter les déplacements routiers.

Il arrive fréquemment que des mendiants ou des vendeurs ambulants abordent les automobilistes. Il arrive souvent que ces personnes, surtout les enfants, lancent des pierres aux véhicules lorsqu’on ne répond pas à leurs demandes d’argent. Il est illégal de donner de l’argent ou de leur acheter de la marchandise. Consultez Lois et culture pour plus de renseignements.

Méfiez-vous des gens qui semblent offrir de l’aide en signalant qu’il y a un problème avec votre véhicule; des malfaiteurs utilisent souvent ce stratagème pour attirer les automobilistes hors de leur véhicule.

En général, les déplacements par la route vers les régions situées le long des frontières du Kenya, de la Somalie et du Soudan et du Soudan du Sud présentent des risques, car le banditisme, souvent sous la forme de vols à main armée et de détournements de voiture, y est fréquent. Les mines antipersonnel représentent toujours un danger, surtout dans les régions du nord de l’Éthiopie où ont sévi des conflits dans le passé, et près des frontières soudanaise sud-soudanaise et somalienne.

Des accidents de la route se produisent régulièrement à Addis-Abeba et dans toute l’Éthiopie. Les automobilistes devraient être particulièrement prudents étant donné que les voitures se déplacent de manière imprévisible et que le code de la route n’est pas respecté. En cas d’accident, il est illégal de déplacer son véhicule avant l’arrivée de la police. Toutefois, si le conducteur ou le passager estime que la situation est dangereuse, il devrait partir immédiatement et signaler l’incident au poste de police le plus près. Les automobilistes devraient toujours avoir une trousse de premiers soins avec eux étant donné que les établissements médicaux peuvent manquer de fournitures.

Transport aérien

Le gouvernement du Canada n’évalue pas la conformité des compagnies aériennes intérieures étrangères aux normes internationales de sécurité de l’aviation civile. Consulter Vols intérieurs dans d’autres pays pour plus de détails.

À l’entrée de l’aéroport international Bole à Addis-Abeba, tous les sacs sont scannés, sans exception, y compris les bagages enregistrés. Les valises peuvent aussi faire l’objet d’une fouille manuelle. On doit conserver les étiquettes de bagages, car on doit les présenter sans exception à la sortie de la zone de récupération des bagages de l’aéroport.

Renseignements généraux en matière de sécurité

Les autorités locales procèdent de plus en plus souvent à des contrôles d’identité. Gardez votre passeport sur vous en tout temps et coopérez si l’on vous questionne.

Les installations touristiques sont limitées à l’extérieur d’Addis-Abeda, et tout déplacement hors de la capitale, en particulier dans les régions rurales, doit être planifié soigneusement.

Les pannes de courant sont fréquentes, surtout pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les bâtiments ne sont pas tous munis de génératrices, de sorte que les pannes peuvent entraîner des interruptions de l’éclairage des rues et des problèmes de réfrigération dans les restaurants et les supermarchés, et compromettre l’approvisionnement en essence dans les stations-service. Gardez une lampe de poche et des réserves en votre possession.

Ayez des pièces d’identité avec vous en tout temps et conservez des photocopies certifiées conformes de votre passeport, de vos visas et autres documents de voyage en lieu sûr.

Faites preuve de discrétion et évitez de faire étalage de richesse en public. Les objets de valeur et les sacs ne doivent pas être laissés sans surveillance.

Bien que la zone de service des téléphones cellulaires puisse être assez limitée à l’extérieur des centres urbains, elle s’améliore et on recommande d’avoir un téléphone cellulaire sur soi en cas d’urgence.