Arabie saoudite

Le chikungunya : situation mondiale, 16 janvier 2015

Conseils de santé aux voyageurs

Plusieurs cas d'infection de chikungunya ont été détectés dans les Caraïbes en décembre 2013. La flambée de l'épidémie dans nombreux pays avoisinants devient rapide depuis ce moment. Le nombre des cas augmente beaucoup en 2014, à cause du nombre accru des voyageurs au Canada. Pour éviter la propagation du virus, l'agence de la santé publique du Canada conseille aux voyageurs de bien se protéger contre les piqûres de moustiques, lors d'un voyage dans un pays à risque.

 

Quid du Chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie contagieuse causée par le virus du même nom. L'infection se manifeste habituellement par l'apparition d'une fièvre, des douleurs articulaires de type arthritique et d'une éruption cutanée. La transmission se fait entre humains à cause de la piqûre d'un moustique infecté. Les symptômes du chikungunya peuvent être similaires à ceux de la fièvre dengue, même s'il ne s'agit pas du même virus. Jusque-là, aucun vaccin ni médicament n'est trouvé pour se protéger contre cette épidémie.

 

Les pays touchés par le chikungunya

Beaucoup de pays d'Amérique, d'Afrique, d'Asie, des Caraïbes, des îles de l'océan Pacifique et du continent indien sont en proie à l'épidémie du chikungunya. Pour avoir des informations supplémentaires sur l'évolution des cas de chikungunya, consultez le site web de l'Organisation panaméricaine de la santé.

Les autorités sanitaires ont notifié plusieurs cas confirmés du Chikungunya aux Caraïbes et aux Amériques en décembre 2013, surtout dans les îles caribéennes. Des éclosions locales du virus ont également été signalées en Amérique centrale et en Amérique du Sud ainsi qu'au Mexique, en Floride et aux États-Unis. Plus d'un million de victimes sont atteintes par cette épidémie. Onze cas ont, par ailleurs, été confirmés dans le sud de la France, à Montpellier, en octobre 2014. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, les Samoa, les Samoa américaines et les Tokelau, quant à eux, commencent à être frappés par la flambée du virus Chikungunya.

 

Recommandations pour les voyageurs

  • La consultation d'un médecin ou d'une clinique santé voyage est indispensable au plus tard, 6 semaines avant de partir en voyage. 
  • Il faut se protéger contre les piqûres de moustiques, surtout au lever et au coucher du soleil pendant lesquels ils piquent le plus. 
  • Si des symptômes similaires à ceux du chikungunya apparaissent pendant ou après le voyage, il faut aller vois immédiatement un fournisseur de soins de santé. Il faut également informer le responsable sanitaire de votre région ou de celui de votre destination de voyage.

La rougeole : situation mondiale, 29 janvier 2015

Rougeole : des recommandations de santé pour les voyageurs

La rougeole est une infection très contagieuse. Beaucoup d'enfants sont atteints par cette maladie virale. Elle fait augmenter le taux de mortalité des enfants dans le monde entier. Presque tous les pays du monde sont touchés. Même si le nombre des cas de rougeole a considérablement baissé ces dix dernières années, l'infection continue à se propager dans certains pays, notamment en Afrique et en Europe. Certaines régions d'Amérique comme le Canada ont été victimes de la flambée de cette épidémie à cause de l'importation du virus.

Le risque d'exposition à la rougeole peut être accru si les voyages ne sont pas immunisés ou complètement vaccinés. Ce virus se transmet facilement lors du voyage, dans les aéroports internationaux, par exemple. L'agence de la santé publique du Canada recommande à tous les voyageurs canadiens et étrangers de mettre à jour leur vaccination contre la rougeole.

 

Les pays les plus touchés par la rougeole

La rougeole est une maladie endémique dans la plupart des pays du monde. Pour trouver la liste des pays à risque, consultez la carte indiquant les cas signalés de rougeole dans le monde entier sur le site Web de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

  • La rougeole a été éradiquée en Amérique en Amérique du Nord, du Sud, central et dans les Caraïbes. Mais quelques cas sont encore enregistrés à cause de l'importation du virus dans d'autres pays. Aux États-Unis, les cas ont augmenté soudainement, surtout en Californie et au Mexique depuis décembre 20014. Au Brésil, une flambée de l'épidémie a été constatée en 2014.
  • En Afrique, en Asie, en Europe et en Océanie, la rougeole est endémique. De fortes éclosions périodiques ont été enregistrées. Elle se transmet facilement aux voyageurs non immunisés. À leur retour au Canada, de nombreux voyageurs non immunisés en provenance des Philippines ont été infectés par la rougeole. Le pays connaît une éclosion de la maladie, surtout à Manille et dans quelques régions philippines. Le Vietnam est également l'un des pays les plus touchés par cette épidémie. Le nombre des cas de rougeole s'est élevé depuis 2014. C'est le même cas en Chine.

 

Conseils pour les voyageurs

  • Avant de partir en voyage, allez voir un médecin ou une clinique santé voyage, au moins six semaines avant le départ.
  • Protégez-vous et faites-vous vacciner. Si c'est nécessaire, mettez à jour votre vaccin contre la rougeole en faisant un rappel de vaccination. Pour en savoir plus, consultez les calendriers de vaccination.
  • Les nourrissons et les enfants doivent recevoir deux doses de vaccin contre le virus. La première doit être faite dès le 12 ou le 15e mois. La deuxième sera administrée au 18e mois ou avant son entrée à l'école. Dans un pays à risque, le vaccin est recommandé à l'âge de 6 mois.
  • Pour les adolescents et les adultes nés en 1970 ou après, la vérification de leurs deux doses de vaccination est fortement recommandée. Pour ceux qui sont nés avant 1970, ils doivent se faire vacciner contre le virus de la rougeole s'ils ne disposent pas d'un certificat attestant leurs vaccins le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci, ni d'une preuve d'immunité provenant d'un laboratoire.
  • Respectez les règles d'hygiène courantes en vous lavant les mains à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes. Si c'est possible, servez-vous d'un désinfectant à base d'alcool. N'oubliez pas d'en emporter pendant votre voyage.
  • En cas de toux ou d'éternuement, couvrez-vous la bouche et le nez avec un mouchoir à jeter ou avec vos bras afin d'éviter la propagation du virus. Lavez-vous les mains après.
  • En cas de doute sur votre état de santé ou si l'un des symptômes de la rougeole apparaît pendant votre voyage ou après votre retour, consultez un médecin immédiatement.
  • Évitez tout contact avec d'autres personnes dans les quatre jours qui suivent l'apparition initiale de l'éruption cutanée afin d'éviter la contamination aux autres
  • Informez les responsables sanitaires du pays dans lequel vous avez voyagé
  • Si vous êtes atteint de la rougeole pendant votre voyage, informez les agents de bord ou les agents frontaliers sur votre état de santé avant le vol.

Polio (poliomyélite) : situation mondiale

Conseils de santé aux voyageurs

L'épidémie de la poliomyélite devient moins fréquente dans la plupart des pays. Mais, on trouve tout de même certaines régions du monde qui sont encore sévies par cette infection. L'agence de la santé publique du Canada conseille tous les voyageurs de finir leurs vaccins contre la polio, surtout avant le voyage dans un pays à risque. Les principales causes de la flambée de cette épidémie sont l'importation du virus au cours d'un voyage et la transmission entre des pays voisins.

Afin d'éviter la propagation du virus dans le monde entier, une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été publiée temporairement. Pour plus d'informations sur la liste des pays touchés par les recommandations, il est conseillé de consulter ces conseils de santé pour les voyageurs.

 

Qu'est-ce que la polio ?

La polio est une maladie contagieuse qui peut être prévenue par la vaccination. La contamination peut se faire par le contact avec une personne infectée et par des aliments et de l'eau contaminés. Quand le virus atteint le système nerveux central, il commence à attaquer les cellules nerveuses qui garantissent le fonctionnement des muscles. La victime devient par la suite paralysée et finit dans la plupart des cas par mourir.

 

Quels sont les pays en proie de l'épidémie de l'infection?

  • La polio devient endémique en Afghanistan, au Nigeria et au Pakistan 
  • Au Cameroun, en Guinée équatoriale, en Éthiopie, en Irak, en Somalie et en Syrie, certains cas de polios ont été détectés depuis le début de 2014 
  • Pour la première fois en 2011, on a trouvé certaines personnes infectées au Kenya en 2013
  • En Israël, des échantillons d'eaux usées ont contenu le poliovirus sauvage de type 1 en 2014. Mai aucun cas de poliomyélite paralytique n'a été détecté. C'est le même cas à São Paulo, au Brésil en mars 2014. Mais le pays n'est pas classé dans la catégorie des destinations à risque parce que le dernier cas de polio a eu lieu en 1989. Mais les autorités locales sensibilisent les voyageurs et les résidents de se faire vacciner contre la polio.

 

Quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?

 Six mois avant le voyage, consultez un médecin ou une clinique santé voyage pour évaluer vos antécédents sanitaires et pour vous conseiller sur les précautions à prendre pendant votre voyage. 

  • Mettez à jour votre vaccination contre la polio, surtout si vous souhaitez vous rendre dans un pays à risque
  • Pour les nourrissons et les enfants de moins de 18 ans, les parents doivent suivre les calendriers de vaccination dédiés aux enfants au Canada. Si votre enfant n'a pas reçu les doses nécessaires avant votre départ, parlez-en à votre médecin.
  • Pour les adultes de 18 ans et plus, demandez à votre médecin de vous faire administrer toutes les doses du vaccin contre la polio prévues au calendrier. Faites un rappel de vaccination si vous avez fini tous les vaccins indiqués au calendrier d'immunisation, mais vous n'avez pas fait un rappel depuis votre 18e anniversaire.
  • Pour éviter la contamination, vous devez manger et boire sainement

Si voulez savoir plus sur les conseils dédiés aux voyageurs, consultez les recommandations temporaires de l'OMS sur la vaccination antipoliomyélite. Vous y trouverez en détail la liste des pays à risque et les principales causes de contamination de la polio.

Monde – Protection contre les piqûres d'insectes, 5 mai 2010

La contamination du paludisme, la flambée des épidémies de dengue, le chikungunya, les fièvres de la vallée du Nil et du Rift… Tant de raisons pour se protéger contre les piqûres d'insectes pour toutes les classes d'âge de voyageurs. Avant de partir en voyage dans des pays à risque, ne manquez pas de consulter les conseils émis par les cliniques médicales et les responsables de voyage.

Pour une grande protection contre les moustiques, tâchez à :

  • Utiliser des insectifuges
  • Dormir sous les moustiquaires
  • Utiliser des spirales serpentins antimoustiquaires ou des aérosols
  • Porter des vêtements de protection
  • Utiliser des écrans
  • Séjourner dans un endroit bien climatisé et aéré

Pour de plus amples informations, consultez les recommandations des Voyages internationaux et santé.

Nouvel An lunaire, le 13 janvier 2015

Le Nouvel An lunaire en Asie attire toute l'année de nombreux voyageur du monde entier. Si vous prévoyez de vous y rendre, sachez que cette année, la célébration de l'année du Chèvre se déroulera le 19 février. Mais avant de partir, planifiez bien votre séjour pour des journées sûres et saines. Notez que chaque destination présente un problème de santé particulier, soyez-en conscient. Pour cela, renseignez-vous bien sur le lieu que vous allez visiter. Si besoin, n'hésitez pas à renouveler vos vaccinations.

 

Comment les voyageurs peuvent-ils se protéger ?

Avant le voyage:

Pensez à aller voir un médecin un mois avant le départ et n'hésitez pas à lui faire savoir l'endroit où vous alliez. Demandez-lui des conseils sanitaires, notamment sur les possibilités de vaccination et les médicaments essentiels à apporter. Pour éviter d'attraper une mauvaise grippe, il est possible de se faire vacciner. L'idéal est de le faire 2 semaines avant le vol. Emportez toujours avec vous un kit de premier secours.

Pendant le voyage:

Si vous avez besoin d'aller quelque part, choisissez toujours un transport sécuritaire pour éviter les accidents. Réduisez le risque d'exposition aux germes en vous lavant régulièrement les mains avec un désinfectant ou avec de l'eau tiède et du savon et en évitant tout contact avec des personnes malades. Faites en sorte de ne pas vous faire piquer par des moustiques en utilisant une moustiquaire ou un insectifuge. Parmi les maladies qui se propagent par les moustiques, il y a la dengue, le paludisme, l'encéphalite japonaise et le chikungunya. Notez que ces pathologies sont très fréquentes en Asie. Vous devrez également manger des aliments sûrs et boire de l'eau potable. Les nourritures sales provoquent l'hépatite A, la diarrhée, mais également la fièvre typhoïde. Évitez tout contact direct avec les animaux, n'allez pas dans les fermes et les marchés de volailles. Ces animaux sont porteurs des souches de la grippe aviaire : H7N9 et H5N1, une maladie bien présente en Chine. Au cas où vous vous sentiriez malade, allez tout de suite voir un médecin, et évitez les contacts étroits avec des personnes saines pour ne pas propager la maladie. 

Après le voyage:

Vous revenez de votre séjour en Asie et vous ne vous sentez pas bien, il est primordial de consulter un médecin ou de se rendre dans une clinique santé voyage. Informez le médecin de l'endroit où vous êtes allé et dites-lui tout ce que vous avez fait pendant le séjour. N'oubliez pas de mentionner si vous avez été griffé ou mordu par un animal ou si vous avez été piqué par un moustique. Dans ce cas, il vous prescrira des antipaludiques, sachez que le paludisme est une maladie grave et mortelle, alors ne négligez pas votre traitement.

Dengue : Situation mondiale, le 19 janvier 2015

Conseils santé pour les voyageurs

Ces 25 dernières années, les professionnels de la santé ont remarqué une grande propagation mondiale de la maladie de la dengue. C'est une maladie virale causée par un des 4 virus de la dengue. La transmission se fait par une piqure de moustiques infectés. Ses symptômes sont identiques à celui de la grippe. Cependant, elle peut entrainer une fièvre hémorragique mortelle. En ce jour, il n'y a pas de médicament ou de vaccin qui protège contre la dengue.

Pour les voyageurs, l'Agence de la Santé Publique de Canada recommande de se protéger contre les piqures de moustiques quand ils se rendent dans les pays touchés par la maladie.

 

La dengue et les pays concernés

C'est dans la plupart des régions tropicales et subtropicales, notamment dans les zones urbaines et semi-urbaines qu'on trouve la maladie de la dengue. Le risque est présent en Afrique, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes, en Asie du Sud, en Asie du Sud Est, en Méditerranée orientale et en Océanie. C'est pendant la saison des pluies qu'on constate une augmentation des cas de dengue.

L'année dernière, la Malaisie affiche plus de personnes contaminées par la maladie par rapport en 2013. Des cas de dengue ont également été signalés dans les îles Fidji en 2014. En France, c'est dans le Var que des cas de transmission locale ont été signalés en aout 2014. Pour rappel, la maladie a été signalée pour la dernière fois dans le sud de la France en 2010 et en 2013. Au Japon, c'est à travers tout le pays qu'on a constaté la présence de la maladie. La plupart des personnes touchées ont visité le parc Yoyogi à Tokyo. Notez que ce sont les premiers cas signalés dans le pays depuis plus de 70 ans. En 2014, la Chine a été également dans le rouge avec la présence de cas de dengue. Les sujets ont été constatés dans la province de Guangdong.

 

Les recommandations

Avant de partir dans les pays à risque, il serait judicieux de consulter un médecin ou d'aller dans une clinique santé-voyage. Il est important de se protéger contre les moustiques surtout au lever ou au coucher de soleil, car c'est à ces moments là qu'ils piquent le plus. Au cas où vous ressentiriez les symptômes de la maladie de la dengue pendant ou après le voyage dans les pays à risque, consultez tout de suite un médecin et informez-le sur les endroits où vous vous êtes rendus.

Conseils de voyage sur MERS-CoV pour les pèlerinages, 3 juin 2014

Introduction

Les cas d'infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient se sont multipliés en mai 2014. Plus de 635 malades ont été suspectés. C'est la péninsule arabique, notamment, le Royaume d'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, qui est la plus touchée par cette infection respiratoire. Un bon nombreux de résidents est victime, et certains voyageurs en souffrent également. Selon l'OMS, la propagation du virus a pris une vitesse rapide. Mais le risque d'exposition est faible chez les voyageurs.

Dans la plupart des cas, l'épidémie se transmet par un contact avec des animaux contaminés (chameaux) ou avec des personnes infectées. La transmission est souvent rapide dans les centres hospitaliers ou dans une famille où un membre est atteint par le MERS-CoV. Mais, les résultats des études sur la contamination du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ne sont pas complets. D'autres recherches sont en cours pour prouver les principales causes de cette épidémie.

 

Renforcer la diffusion des informations sur les risques liés au MERS-CoV

Recommandations avant et pendant le pèlerinage

Le meilleur moyen d'éviter la flambée de cette maladie respiratoire est d'informer le public sur les risques auxquels il pourra s'exposer, sur la façon de les éviter et sur la précaution à prendre pour un cas suspecté. Chaque pays devra donc, d'après l'OMS, déployer tous les moyens possibles pour communiquer des informations mises à jour aux personnes cibles telles que :

  • Les voyageurs souhaitant aller aux pèlerinages du Hajj et de l'Umra, surtout les personnes vulnérables comme les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants de moins de 12 ans
  • Les responsables de la santé publique
  • Les responsables de tous les secteurs d'activités qui offrent des prestations liées au voyage des pèlerins (compagnies aériennes, hôtels, transports…).

Les États devraient porter à la connaissance du grand public certains avertissements à prendre en compte lors d'un voyage au Hajj et à l'Umra. Il faut, par exemple, les aviser que les personnes avec des conditions sanitaires précaires, c'est-à-dire, celles qui souffrent des maladies chroniques comme le diabète, l'asthme ou la maladie pulmonaire, seront facilement atteintes par une infection grave du MERS.

Des recommandations sur la nécessité de consulter un médecin avant de partir sont également indispensables pour permettre aux voyageurs de prendre les précautions nécessaires et d'examiner le risque d'infection. Chaque pays doit, en plus, conseiller les voyageurs et les organisateurs de voyage de respecter certaines mesures et règles d'hygiène :

  • Il faut se laver les mains régulièrement et couvrir la bouche et le nez quand on tousse ou éternue 
  • Il faut éviter tout contact avec les sécrétions des voies respiratoires d'une personne à risque 
  • Il faut suivre une bonne hygiène alimentaire en adoptant un régime sain et équilibré. On ne doit surtout pas manger une viande crue ou pas assez cuite. Les fruits et légumes doivent être bien lavés et pelés avant d'être préparés ou mangés 
  • Il faut adopter une bonne hygiène personnelle
  • Il faut éviter de fréquenter des lieux bondés, de visiter des fermes et de consommer du lait de chamelle non pasteurisé 
  • Il faut assurer la sécurité sanitaire de chaque passager, quel que soit le moyen de transport.

Pour sensibiliser les voyageurs, chaque pays doit collaborer avec les secteurs du voyage ou du tourisme comme les agences de voyage, les Tour opérateurs ou encore les points d'accueil des aéroports. De nombreux moyens peuvent être utilisés, sans parler que des annonces à la radio ou à la télévision aux points d'entrée des aéroports, des brochures, des bannières, des alertes de santé à bord des avions ou des navires.

En plus de cela, il faut aviser les voyageurs sur les mesures de prévention mises en œuvre par les organisations internationales et étatiques.

 

Recommandations après le pèlerinage

Au retour du Hajj ou de l'Umra, les voyageurs sont invités à consulter un médecin s'ils développent un problème respiratoire aigu, suivi d'une fièvre et d'une toux. Les pays doivent également sensibiliser les compagnies aériennes et les établissements de santé d'effectuer un contrôle médical à tous les voyageurs à leur arrivée au pays d'origine. En cas d'une contamination confirmée, il faut aviser l'OMS et les responsables sanitaires.

Pèlerinage du Hajj en Arabie Saoudite, 8 août 2014

Le Ministère de la Santé saoudienne a publié des dispositions sanitaires dédiées aux voyageurs qui se rendent en Arabie Saoudite pour le pèlerinage à La Mecque (Hadj), 2014.

 

Les vaccinations

L'octroi des visas d'entrée pour la saison du Hadj et de l'Umra en Arabie Saoudite nécessite la présentation des certificats de vaccination contre certaines maladies infectieuses telles que la fièvre jaune, la poliomyélite, la méningite et la grippe saisonnière.

  • Tous les voyageurs en provenance des pays à risque de transmission de cette infection sont obligés de présenter leur certificat de vaccination antiamarile. Pour être valide, le vaccin doit être effectué au moins 10 jours avant son passage à la frontière saoudienne. Faute d'un tel certificat, les voyageurs concernés seront mis sous surveillance pendant 6 jours. Une liste des pays à risque de fièvre jaune a été publiée par les autorités saoudiennes, dont certains pays d'Afrique comme l'Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, l'Éthiopie ou encore le Kenya, ainsi que certains pays d'Amérique (Argentine, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Panama, Paraguay). En plus, les aéronefs, les navires ou les autres moyens de transport en provenance de ces destinations devraient présenter un certificat attestant ses méthodes de désinsectisation approuvées par l'OMS.
  • Les voyageurs du monde entier devraient fournir un certificat de vaccination contre la méningite avec le vaccin quadrivalent ACYW13. Il faut faire le vaccin depuis moins de 3 ans et plus de 10 jours, avant l'arrivée au pays. 
  • Les pèlerins doivent également recevoir un vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) ou le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) au cours des 12 mois précédents et au moins 4 semaines avant leur demande d'obtention du visa d'entrée pour l'Arabie saoudite.
  • Une recommandation sur la vaccination contre la grippe saisonnière a été également faite par le Ministère de la Santé d'Arabie Saoudite, surtout pour les femmes enceintes, les enfants âgés de plus de 5 ans, les personnes âgées et les individus victimes de certaines maladies comme l'asthme, les problèmes respiratoires ou les cardiopathies.

 

Appel à l'éducation sanitaire des pèlerins

Selon la recommandation des autorités sanitaires saoudiennes, il est du devoir de chaque pays d'origine d'informer leurs citoyens pèlerins sur les différentes maladies infectieuses, surtout les plus fréquentes en voyage. Les voyageurs doivent savoir leurs modes de transmission, leurs éventuelles complications et les risques à encourir. Ainsi, ils sauront prendre les précautions nécessaires à prendre avant de partir en voyage.

 

Les catégories de personnes non autorisées à se rendre au Hadj

Pour éviter tous les incidents, certaines catégories d'individus ont été recommandées par le Ministère de santé saoudienne de ne pas assister aux pèlerinages du Hadj et de « l'Umra ». Parmi ces personnes, on peut citer les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes et les enfants âgés de moins de 12 ans. Les victimes des maladies chroniques comme les cardiopathies, l'insuffisance rénale, les problèmes respiratoires et le diabète sont également concernées par cette recommandation. Tout comme les voyageurs qui souffrent d'un déficit immunitaire congénital ou acquis ou des maladies graves ou en phase terminale.

 

Les recommandations d'hygiène à respecter

Pour éviter tout genre de problèmes sanitaires, le ministère de la Santé d'Arabie Saoudite émet quelques recommandations d'hygiène particulières, entre autres, l'interdiction du port des aliments en Arabie Saoudite au cours des pèlerinages. Un contrôle strict sera effectué avant le départ. La nourriture mise en conserve est seulement autorisée. Elle ne doit pas dépasser une certaine quantité qui permet juste aux voyageurs de s'alimenter jusqu'à son arrivée sur le territoire saoudien. D'autres recommandations sont également à respecter comme le lavage des mains avec de l'eau et du savon, l'utilisation des mouchoirs jetables, la remise des ordures dans la poubelle, le port des masques dans les lieux bondés ou encore le respect d'une bonne hygiène personnelle. Il faut, en plus, éviter le contact direct avec les personnes malades.