CONSEILS DE SÉCURITÉ

SÉCURITÉ

La situation en matière de sécurité est imprévisible en RDC et peut se dégrader soudainement.

MANIFESTATIONS

Des manifestations peuvent survenir. Même les manifestations qui se veulent pacifiques peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence.

  • Évitez toutes les manifestations et les grands rassemblements
  • Suivez les directives des autorités locales
  • Ne tentez jamais de franchir un barrage routier, même s’il semble sans surveillance
  • Prévoyez des provisions en eau et nourriture suffisantes en cas d’inaccessibilité temporaire des principaux points de ravitaillement
  • Consultez régulièrement les médias locaux pour vous tenir au courant de la situation

Plus sur les rassemblements de masse (événements à grande échelle)

TERRORISME

Il existe une menace terroriste. Des attentats peuvent se produire à tout moment. Les endroits suivants pourraient être ciblés :

  • les édifices gouvernementaux, y compris les écoles;
  • les lieux de culte;
  • les aéroports, ainsi que d’autres plaques tournantes et réseaux de transport;
  • les endroits publics comme les attractions touristiques, les restaurants, les bars, les cafés, les centres commerciaux, les marchés, les hôtels et autres lieux fréquentés par des étrangers.

Soyez toujours sur vos gardes lorsque vous vous trouvez dans des lieux publics.

COUVRE-FEUX

Des couvre-feux peuvent être imposés sans préavis. Respectez toujours les directives des autorités locales.

EST DE LA RDC

Dans l’est du pays, y compris dans le Maniema, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Tanganyika ainsi que dans les provinces du Bas-Uélé, du Haut-Uélé et de l’Ituri, la situation demeure délicate. Cela à cause de la présence persistante de groupes armés et des affrontements réguliers entre ceux-ci et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qu’elles soient appuyées ou non par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le gouvernement de la RDC éprouve de la difficulté à imposer l’ordre sur tout le territoire, et la criminalité est endémique.

PROVINCES DU NORD-KIVU ET DU SUD-KIVU

SITUATION AUX KIVUS

La situation aux Kivus demeure instable. Des conflits armés persistent dans certaines régions à l’extérieur des capitales provinciales, malgré la signature d’accords de paix et la présence des forces des Nations Unies.

Des membres de divers groupes armés continuent de perpétrer des actes de pillage et des crimes violents contre la population civile, notamment des meurtres, des enlèvements, des agressions à main armée et des viols. Les FARDC, parfois avec l’appui de la MONUSCO, tiennent tête aux groupes armés dans le contexte des efforts déployés pour éradiquer ces derniers. La grave crise humanitaire qui en découle a provoqué d’importants mouvements de population.

La prudence est de mise à Goma (capitale du Nord-Kivu) et à Bukavu (capitale du Sud-Kivu) bien que la situation y soit plus stable. Il est très important de tenir compte de l’information diffusée par les autorités congolaises et la MONUSCO de manière à éviter les situations dangereuses.

Le transport en commun est déconseillé, comme partout ailleurs dans le pays.

Les territoires de Beni, de Masisi, de Rutshuru et de Walikale au Nord-Kivu, et ceux de Kabare et de Shabunda au Sud-Kivu sont particulièrement dangereux. Dans ces deux provinces, des opérations militaires annoncées pour éradiquer des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pourraient mener à une dégradation de la situation sécuritaire en divers endroits situés à l’extérieur des deux capitales.

Les commerces et les services locaux, y compris les aéroports, sont souvent perturbés dans ces provinces.

Si vous vous trouvez au Nord-Kivu ou au Sud-Kivu, vous devriez constamment réévaluer la situation pour déterminer si votre présence sur les lieux est toujours justifiée.

PROVINCE DE TANGANIKA

La province de Tanganyika, et notamment le territoire de Manono, au nord-est de l’ancienne province du Katanga, est le théâtre d’un conflit ethnique entre les Pygmées et les Luba, et les milices Mai-Mai resurgissent périodiquement.

PROVINCE DE L’ITURI

Malgré les progrès accomplis en matière de désarmement des milices dans la province de l’Ituri, des affrontements armés persistent au nord-est de l’ancienne province Orientale. En dehors de la principale ville, Bunia, les mesures de sécurité publique ne sont pas adéquates.

PARC NATIONAL DE LA GARAMBA ET RÉGIONS FRONTALIÈRES DU SOUDAN DU SUD ET DE L’OUGANDA

Malgré l’intensification des opérations menées par les forces armées ougandaises, congolaises et sud-soudanaises et par les Nations Unies, l’Armée de résistance du Seigneur continue de commettre des actes de violence contre la population civile. Beaucoup de gens ont été tués et des milliers de personnes ont fui la région.

POINTS D’ENTRÉE AUX FRONTIÈRES DU BURUNDI, DE L’OUGANDA ET DU RWANDA

Les points d’entrée aux frontières du Burundi, de l’Ouganda et du Rwanda sont à éviter en tout temps en raison de l’insécurité et du désordre qui y règnent. Les frontières qui séparent la RDC du Burundi et du Rwanda peuvent être fermées à tout moment.

Entre la RDC et le Rwanda, les postes frontaliers des villes de Bukavu et de Goma sont fermés de 18 h à 6 h.

PROVINCES DU KASAÏ

Depuis 2017, des affrontements ont fait des centaines de morts dans les provinces du Kasaï, du Kasaï-Central et du Kasaï-Oriental. Il y a aussi un risque d’enlèvement.

KINSHASA

Dans la capitale, vous devriez choisir un hôtel dans la commune de Gombe, qui est à la fois le siège administratif et une zone commerciale.

Exercez la plus grande prudence à l’extérieur de la commune de Gombe et n’utilisez que des moyens de transport fiables (voir la rubrique Transports publics).

Évitez tout déplacement après la tombée de la nuit.

CRIMINALITÉ

La criminalité est endémique en RDC en raison de l’extrême pauvreté et du climat d’impunité qui y règnent.

Les crimes violents et les vols à la tire se produisent, en zone urbaine comme en région rurale, surtout après la tombée de la nuit dans les endroits bondés et les transports publics.

Il arrive que des policiers ou des malfaiteurs se faisant passer pour des policiers arrêtent des automobilistes ou des piétons pour leur extorquer de l’argent.

Évitez de circuler seul à pied et de faire étalage de richesse. Ne montez pas en voiture avec des inconnus, même si ceux-ci prétendent être des policiers. Laissez toujours les portières verrouillées et les vitres montées. Ne quittez pas les principales autoroutes, et ne vous garez pas dans des zones non surveillées. Ne vous arrêtez pas non plus sur les lieux d’un accident ou à proximité d’un attroupement.

Des ressortissants étrangers se sont déjà fait voler par des malfaiteurs qui leur proposaient des aubaines sur des métaux précieux et des diamants.

GUICHETS BANCAIRES

Comme les frais de guichet automatique sont très élevés, les gens sortent beaucoup d’argent liquide dans une seule transaction. Des voleurs peuvent s’en prendre à des étrangers qui viennent de retirer de l’argent. Exercez donc la plus grande prudence lorsque vous effectuez un retrait, même dans un hôtel.

POINTS DE CONTRÔLE

Les autorités locales peuvent augmenter le nombre de points de contrôle pendant la nuit, surtout aux endroits suivants :

  • dans la Gombe;
  • à Limete, Ngaba, Kintambo, Ngaliema, Ndjili et Mont Ngafula;
  • aux abords du Camp Kokolo.

Ayez toujours sur vous des pièces d’identité officielles (carte rose, carte grise et permis de conduire) et conformez-vous aux instructions des autorités locales.

Si vous vous faites interpeller par un agent, demandez à voir une preuve de son identité. Des criminels peuvent se faire passer pour des membres des forces de l’ordre dans le but de vous voler. 

ENLÈVEMENTS

On signale une augmentation du nombre d’enlèvements contre rançon dans les provinces du Maniema, du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, y compris à Goma. Les étrangers sont de plus en plus ciblés.

Exercez une vigilance constante, et ayez des itinéraires et des horaires variés et imprévisibles.

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Dans l’ensemble du pays, les routes sont généralement mal entretenues et mal éclairées.  

Certaines routes peuvent devenir impraticables pendant la saison des pluies. Vous devriez circuler dans un véhicule à quatre roues motrices, y compris dans certaines parties de la capitale, Kinshasa.

La route reliant Kinshasa et Matadi est asphaltée, mais le risque d’accident y est très élevé parce que les véhicules sont mal entretenus, surchargés et souvent abandonnés sur la chaussée mal éclairée.

Les automobilistes conduisent de façon agressive.

Des représentants des autorités locales peuvent essayer de confisquer vos papiers d’identité dans le but d’obtenir un pot-de-vin. Pour réduire ce risque en cas de contrôle d’identité, essayez autant que possible de montrer vos documents sans baisser la vitre de votre voiture.

Vérifiez aussi auprès des autorités locales si vous avez besoin d’une autorisation pour voyager à l’intérieur du pays.

TRANSPORTS PUBLICS

Vous ne devriez pas utiliser le système de transport public en RDC. Les itinéraires ne sont pas bien affichés, les arrêts d’autobus sont mal situés, et les véhicules sont souvent surchargés. Un grand nombre de vieilles fourgonnettes en très mauvais état restent en circulation.

Les taxis ne sont pas tous identifiables et ils ne répondent généralement pas aux normes de sécurité ou de fiabilité mécanique. N’utilisez que des taxis officiellement reconnus.

On peut retenir des services de transport privé auprès de certains hôtels.

Il est possible de louer une voiture avec ou sans chauffeur auprès d’entreprises de location ou d’agences de voyages.

Le service ferroviaire n’est pas sûr, et vous ne devriez pas voyager en train. Le mauvais état des voies ferrées et les bris mécaniques causent souvent des retards. Les trains sont bondés et souvent fréquentés par des voleurs.

Un traversier relie Kinshasa à Brazzaville en République du Congo. Ce service est principalement utilisé par la population locale, et vous ne devriez pas y recourir. De plus petites embarcations à moteur assurent aussi cette liaison. Ces embarcations sont souvent surchargées, et il faut se présenter tôt pour y trouver une place.

CORTÈGES OFFICIELS

Les cortèges présidentiels et autres cortèges officiels présentent des risques pour les automobilistes et les piétons.

Les automobilistes doivent se ranger sur l’accotement lorsque des sirènes ou les forces de l’ordre annoncent l’approche de tels cortèges.

Évitez de prendre en photo les cortèges ou d’utiliser un dispositif de communication qui n’a pas été acheté ou enregistré dans le pays, notamment des téléphones cellulaires et des postes de radio portatifs.

Ne poursuivez votre route que lorsque les forces de l’ordre vous font signe de le faire.

TRANSPORT AÉRIEN

Nous n’évaluons pas dans quelle mesure les compagnies aériennes intérieures étrangères respectent les normes internationales de sécurité.

Renseignements généraux sur les vols intérieurs dans d’autres pays

ACCÈS À L’AÉROPORT

En cas de crise, il peut y avoir fermeture de l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.

Le siège du Parlement est situé sur la route de l’aéroport. Lorsque des manifestations ont lieu, l’aéroport est difficile d’accès.

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ

Les installations touristiques sont très limitées à Kinshasa et pratiquement inexistantes en dehors de la capitale. Planifiez bien votre voyage afin de réduire les risques pour votre sécurité.

Si vous vous rendez à Kinshasa, assurez-vous que quelqu’un viendra vous accueillir à l’aéroport.

Les communications téléphoniques sont mauvaises, y compris avec un téléphone cellulaire.

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