Conseils de sécurité

Sécurité

Les conditions de sécurité au Liban sont imprévisibles. Il existe une menace terroriste et des attentats peuvent y être commis à tout moment. Les retombées du conflit en Syrie s’ajoutent aux tensions déjà existantes et ont un effet déstabilisateur au Liban.

La plupart des incidents de sécurité à Beyrouth se produisent dans la banlieue sud de la ville, mais il y a eu des exceptions. Le 27 décembre 2013, une voiture piégée qui a explosé au centre-ville de Beyrouth avait pour cible Mohammad Chatah, ancien ministre libanais des Finances. L’explosion a fait cinq morts, dont M. Chatah, et plus de 70 blessés.

Partout au Liban, il se commet encore des attentats contre les groupes qui appuient l’une ou l’autre des parties au conflit en Syrie et contre des personnalités politiques, des responsables clés de la sécurité et des points de contrôle de sécurité. Les assaillants, lorsqu’ils s’en prennent à des personnes ou à des groupes précis vivant dans des régions densément peuplées, mettent aussi en péril la sécurité des civils. Des attentats à la bombe et à la grenade, des assassinats politiques, des fusillades, des attentats à la voiture piégée et des tirs d’artillerie ont fait de nombreux morts et blessés dans les quartiers commerciaux et résidentiels au Liban, surtout pendant la flambée de violence qui a fait rage à Beyrouth en 2013 et 2014. Le risque d’attentats de ce genre demeure, et les conditions de sécurité peuvent se détériorer rapidement dans l’ensemble du pays, y compris à Beyrouth. Le 12 novembre 2015, deux kamikases ont actionné leur charge dans le quartier de Bourj al Barajneh, un bastion du Hezbollah, tuant 43 personnes et en blessant des centaines d’autres.

Certaines régions sont sous l’emprise de forces autres que les autorités libanaises, ce qui peut empêcher les représentants du Canada de prêter assistance aux Canadiens qui s’y trouvent, ou du moins retarder leur intervention. Mais surtout, le Hezbollah a son siège dans la banlieue sud de Beyrouth et maintient une forte présence dans le sud du Liban et dans plusieurs autres régions, dont la plaine de la Bekaa.

Banlieue sud de Beyrouth (voir l’avertissement)

De vastes zones de la banlieue sud de Beyrouth sont contrôlées par des groupes armés, y compris le Hezbollah, et par les forces de sécurité du gouvernement libanais. Depuis le milieu de 2013, ces quartiers ont été la cible d’attentats terroristes qui ont fait des morts et des blessés. Les terroristes ont recours aux voitures piégées, aux attentats suicides à la bombe et aux tirs de roquettes.

Les barrages routiers sont chose courante de même que les manifestations, qui peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence. En cas d’incident, surveillez les bulletins de nouvelles locales, tenez-vous à l’écart de toutes les zones touchées et suivez les instructions des autorités locales.

Dans le quartier de Bir Hassan, l’ambassade iranienne fait l’objet d’attaques sporadiques depuis novembre 2013.

Nord du Liban (voir l’avertissement)

La sécurité est instable dans le nord du Liban. À Tripoli, plus précisément dans les quartiers de Bab al-Tabbaneh et de Jabal Mohsen, on signale des violences intercommunautaires susceptibles de s’étendre aux zones périphériques. Il est arrivé qu’on ait recours à des tirs d’armes lourdes (mitrailleuses, grenades et grenades propulsées par fusée) ainsi qu’à des tireurs d’élite, surtout pendant la flambée de violence de 2013 et 2014 à Tripoli. Les forces de sécurité du Liban mènent des opérations dans le nord du pays pour y rétablir l’ordre. Elles sont autorisées à recourir à la force létale, et des escarmouches les ont opposées à des militants dans ce secteur. Évitez les zones touchées. Si vous vous trouvez déjà dans ces zones, surveillez les bulletins de nouvelles locales et suivez les conseils des autorités locales.

Région limitrophe de la Syrie et nord de la plaine de la Bekaa (voir l’avertissement)

Les conditions de sécurité se sont détériorées dans les régions frontalières avec la Syrie en raison du conflit syrien. Des groupes armés, comme le Hezbollah, le front Al-Nosra et Daesh, de même que des militaires libanais et syriens effectuent souvent des opérations dans la région d’Arsal, notamment des bombardements et des incursions, qui ont fait des morts et des blessés. Des attentats du même genre peuvent se produire dans d’autres régions situées près de la frontière libano‑syrienne, dans l’est du pays. Les tensions entre différents groupes armés se sont aussi accrues dans les régions frontalières et ont mené à des enlèvements (voir ci‑dessous la section Enlèvements) et à des affrontements violents.

Faites preuve d’une extrême prudence et soyez aux aguets, car la frontière entre le Liban et la Syrie n’est pas clairement délimitée à certains endroits.

Zones situées au sud du fleuve Litani (voir l’avertissement)

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) déploie des Casques bleus au sud du fleuve Litani, près de la frontière d’Israël, en raison du litige frontalier. Cette région reste fortement militarisée, et la situation y est très instable. Des tirs de roquettes et des incidents frontaliers surviennent de temps à autre, suscitant dans la région et ailleurs au Liban des représailles qui font des morts et des blessés.

Cette région est en partie sous l’emprise de forces autres que les autorités libanaises. L’accès y est restreint, ce qui peut empêcher les représentants du Canada de prêter assistance aux citoyens canadiens qui s’y trouvent, ou du moins occasionner des délais.

Le Liban et Israël ne s’entendent toujours pas sur le tracé d’une frontière internationale. L’ONU fait respecter la « ligne bleue », qui sépare les deux pays, mais celle-ci n’est pas entièrement délimitée. Les zones adjacentes à la ligne bleue peuvent receler de nombreuses mines. Le village de Ghajar, les collines de Kfarchouba et les fermes de Chebaa sont encore inaccessibles depuis le Liban. La frontière avec Israël est fermée.

Ne vous rendez pas à Tyr autrement que par l’autoroute côtière principale.

Camps de réfugiés palestiniens (voir l’avertissement)

La situation en matière de sécurité demeure très tendue et imprévisible dans les camps de réfugiés palestiniens. La violence est chose courante dans certains camps, notamment ceux d’Ein el-Helwe, près de Saïda, et de Beddawi, près de Tripoli, et elle est souvent déclenchée par des événements qui surviennent dans la région.

Comme les camps de réfugiés sont souvent situés près de centres urbains et ne sont pas toujours bien délimités, faites preuve de prudence et soyez toujours aux aguets afin de ne pas entrer dans un camp par inadvertance. Les Palestiniens contrôlent la sécurité dans la plupart des camps et pourraient empêcher les représentants du Canada de prêter assistance à des Canadiens qui s’y trouvent, ou du moins retarder leur intervention.

Manifestations

Des manifestations planifiées ou spontanées, liées à des enjeux nationaux ou régionaux, se tiennent régulièrement au Liban, surtout à Beyrouth. Certaines manifestations ont donné lieu à la mise en place de barrages routiers, à des incendies de pneus et à des tirs d’armes à feu. Dans certains cas, les forces de sécurité érigent des points de contrôle et des barrières pour contenir les manifestants et ont recours à des canons à eau, à des gaz lacrymogènes et à des munitions réelles pour disperser la foule. Il est déjà arrivé que des manifestations prennent une tournure violente. D’autres manifestations du genre pourraient se produire.

La route menant à l’aéroport international Rafic-Hariri peut être fermée de temps à autre pour diverses raisons, comme des affrontements entre groupes religieux, des troubles civils en Syrie et des manifestations contre certaines politiques gouvernementales. L’accès à l’aéroport peut être bloqué pendant de longues périodes lorsque les conditions de sécurité se détériorent.

Suivez de près l’évolution de la situation lorsque vous vous déplacez au Liban, étant donné que les conditions de sécurité locales peuvent changer à tout moment et compromettre votre mobilité et votre sécurité. Évitez toutes les manifestations et les grands rassemblements, suivez les conseils des autorités locales et surveillez les médias locaux. Vous devriez également tenir compte de toutes les mises en garde des autorités libanaises et prendre des précautions en conséquence.

Enlèvements

Des enlèvements ont été commis près de la frontière avec la Syrie et dans la plaine de la Bekaa. Dans la banlieue sud de Beyrouth, des étrangers et des résidents ont été retenus contre leur volonté. Exercez une grande vigilance en tout temps. La plupart des enlèvements visent des résidents du Liban, mais des étrangers ont déjà été victimes d’enlèvement contre rançon.

Mines antipersonnel

La présence de mines antipersonnel et de munitions non explosées constitue encore une menace dans certaines parties du pays, surtout dans le sud, malgré les progrès accomplis en matière de déminage. Surveillez les panneaux signalant les endroits minés, restez sur les routes asphaltées et évitez de marcher ou de rouler à travers champs.

Criminalité

Il se commet des crimes de rue, comme des vols de sacs à l’arraché et des vols à la tire, de même que des vols de voitures et des cambriolages. Prenez les mesures de sécurité nécessaires.

Sécurité routière

Partout dans le pays, la densité de la circulation et l’agressivité des automobilistes constituent un grave problème, et le Code de la route est peu respecté. Les accidents de la route sont une cause fréquente de décès et de blessures au Liban. La nuit, l’éclairage routier est sporadique et peu fiable en milieu urbain, et il est pratiquement inexistant dans les campagnes. De nombreux conducteurs utilisent exclusivement leurs feux de route, éblouissant ainsi les automobilistes qu’ils croisent, ce qui s’avère souvent dangereux. En hiver, les conditions de conduite sur les routes de montagne peuvent être dangereuses, entre autres à cause du brouillard, des importantes chutes de neige et de la présence de glace.

Les cyclistes sont rares au Liban, et les automobilistes n’ont pas l’habitude de partager la route avec eux. Faites preuve d’une grande prudence lorsque vous circulez à vélo.

Les piétons doivent être extrêmement prudents en tout temps.

Transports en commun

Évitez les transports en commun, car ils sont bondés et ils ne sont ni sûrs ni fiables. N’utilisez pas les taxis collectifs ou « taxis services ». On signale que des étrangers ont été victimes de vols à main armée commis par le chauffeur du véhicule ou par des passagers.

Planifiez toujours vos déplacements auprès d’une compagnie de taxi sûre et fiable, ne hélez pas de taxi dans la rue et évitez d’utiliser les services de taxis anonymes. La plupart des grandes chaînes d’hôtel ont une entente avec une compagnie reconnue et peuvent prendre les dispositions nécessaires pour votre transport en taxi.

Transport aérien

Le gouvernement du Canada n’évalue pas la conformité des compagnies aériennes intérieures étrangères aux normes internationales de sécurité de l’aviation civile. Consulter Vols intérieurs dans d’autres pays pour plus de détails.

Renseignements généraux en matière de sécurité

Veillez à ce que vos effets personnels, votre passeport et vos autres documents de voyage soient toujours en sécurité. Conservez en lieu sûr des photocopies de tous vos documents.

Les forces de sécurité sont très visibles dans tout le pays. Ayez sur vous vos papiers d’identité et obéissez aux instructions des forces de sécurité libanaises.