Conseils de sécurité

Sécurité

Provinces de Bubanza et de Cibitoke

La sécurité à la frontière est toujours source de préoccupation dans ces provinces, étant donné les affrontements violents dans l'Est de la RDC et les mouvements transfrontaliers occasionnels de groupes armés. Des actes de banditisme, du trafic d'armes de petit calibre, des enlèvements et des attaques contre des civils perpétrées par d'anciens soldats, des rebelles et des gangs de jeunes ont été signalés.

Périodiquement, la frontière entre le Burundi et la République démocratique du Congo est fermée sans préavis.

Tensions politiques

Les tensions continuent de s’intensifier partout au pays depuis les élections présidentielles controversées tenues en juillet 2015. La situation est particulièrement inquiétante à Bujumbura, où des épisodes quotidiens de violence, notamment des échanges de coups de feu et des tirs de grenade, ont fait plusieurs morts et blessés. Le 11 décembre 2015, on signalait des échanges soutenus de coups de feu et des explosions près de certaines installations militaires de Bujumbura. Les vols en partance et à destination de l’aéroport de Bujumbura ont repris, cependant, il pourrait y avoir des retards et des annulations. Soyez extrêmement vigilant lorsque vous vous déplacez dans la ville ainsi que dans les endroits bondés comme les églises, les marchés, les cafés et les gares routières, surtout la nuit.

Les forces de l’ordre sont autorisées à mener des perquisitions dans les domiciles et dans les voitures, sous prétexte de chercher des armes. Les perquisitions dans les voitures semblent être menées de façon aléatoire, habituellement à un barrage routier. Des étrangers ont fait l’objet de perquisitions à leur domicile ou dans leur voiture. Pour perquisitionner un domicile, les agents doivent présenter une pièce d’identité et un mandat de perquisition avant de pouvoir entrer dans un domicile. Il vous est recommandé de coopérer avec l’agent. Si vous avez des problèmes, demandez à communiquer avec le consulat à Bujumbura ou le haut-commissariat à Nairobi au Kenya (voir Assistance).

Il y a de plus en plus de points de contrôle sur les routes. Des voyageurs ont raconté avoir été harcelés, intimidés et violentés à des points de contrôle, particulièrement, en quittant Bujumbura via le rondpoint Kamenge, se déplaçant vers la frontière avec le Rwanda. Consultez les médias locaux puisque la situation pourrait changer à tout moment. Assurez-vous d’avoir les visas nécessaires pour être admis à votre destination. De façon exceptionnelle, les Canadiens qui quittent le Burundi, par voie aérienne ou terrestre, à cause de la situation actuelle pourront entrer au Rwanda sans visa. Assurez-vous que vos documents de voyage sont en ordre.

Enregistrement obligatoire

Tous les résidents non burundais qui sont au Burundi doivent s’enregistrer, auprès de la Police de l'Air, des Frontières et des Étrangers (PAFE) à Bujumbura. Les personnes devant s’enregistrer (y compris les enfants) doivent se présenter en personne, avec leur passeport, et recevront ensuite une carte d’identification biométrique. Les contrevenants pourraient s’exposer à une amende. Communiquez avec le bureau du PAFE au +257 22 25 79 00 pour de plus amples renseignements.

Manifestations

Il se produit parfois des manifestations qui peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence. Évitez toutes les manifestations et les grands rassemblements, suivez les conseils des autorités locales et surveillez les médias locaux.

Terrorisme

Les groupes terroristes régionaux, y compris ceux associés à al-Qaïda et à al-Shabaab, continuent de menacer les intérêts occidentaux et d'autres cibles potentielles au Burundi. L'attentat du 21 septembre 2013 perpétré dans un centre commercial huppé de Nairobi illustre la menace d'attaques à l'encontre de civils en Afrique orientale. On ne peut écarter la possibilité que d'autres attaques aient lieu. Soyez vigilants dans les endroits bondés et suivez les nouvelles locales.

Le 3 décembre 2016, l’ambassade des États-Unis au Burundi a envoyé un message de sécurité à ses citoyens les avisant « d’une activité [terroriste] potentielle au début de décembre, y compris, mais non exclusif au quartier de Kajaga et aux restaurants et aux stations balnéaires connexes. » Soyez particulièrement vigilants dans ces endroits et dans les endroits publics.

Criminalité

Les taux de criminalité sont élevés et augmentent de façon importante une fois la nuit tombée. On signale des agressions à la pointe d'une arme à feu d'un couteau, des détournements de voiture à main armée, des vols qualifiés, des vols de sacs à l'arraché et des vols à la tire. Souvent, les enfants commettent des crimes. Il arrive parfois que des personnes marchant ou faisant leur jogging seules se fassent agresser, en particulier sur les routes entourant le lac Tanganyika. Évitez de marcher, de conduire ou d'utiliser les transports publics après la tombée de la nuit, n'importe où au pays. De grandes quantités d’armes légères circulent et sont facilement accessibles à divers groupes. Laisser vos objets de valeur, vos documents de voyage et votre argent dans un coffret de sécurité à l'hôtel. Conservez une copie des documents importants, comme votre passeport, séparément de l'original.

Sécurité routière

Les conditions routières se sont grandement améliorées dans l'ensemble du pays ces dix dernières années, mais les règlements et procédures de sécurité doivent être rigoureusement respectés. Il faut vérifier les renseignements sur la sécurité routière tous les jours. Vous pouvez demander conseil au bureau des Nations Unies au Burundi (tél. : + 257 22205598).

Il y a peu de feux de circulation et de panneaux de signalisation. Les routes ne sont pas identifiées et il n'y a pratiquement pas de lampadaires, ce qui rend la conduite après la tombée de la nuit particulièrement dangereuse. Vous devriez avoir plusieurs pneus de rechange. Durant la saison des pluies, de nombreuses routes sont accessibles seulement en véhicule à quatre roues motrices. Les habitudes de conduite des Burundais sont plus irrégulières et dangereuses que celles des Canadiens.

Les stations-service sont rares et l'assistance routière, inexistante à l'extérieur de la capitale. En cas d’accident, il faut quitter les lieux sans s’arrêter et se rendre au poste de police le plus près ou, si nécessaire, à l’hôpital.

Il est recommandé de se déplacer en convoi d'au moins deux véhicules. Les déplacements en voiture à l'extérieur de Bujumbura devraient être évités. Vous pourriez rencontrer des barrages routiers légitimes. Cependant, sachez que des criminels se font passer pour des forces de sécurité et érigent de faux barrages routiers pour solliciter des pots-de-vin.

Transport en commun

Il est déconseillé d'utiliser les transports en commun, particulièrement les taxis, puisque les chauffeurs font souvent partie d'un réseau criminel. En cas de force majeure, prenez un taxi qui vous a été recommandé. Les autobus publics (matatus) devraient être évités, car ces véhicules et l'état des routes provoquent des accidents sérieux et fréquents.

Transport aérien

Le gouvernement du Canada n’évalue pas la conformité des compagnies aériennes intérieures étrangères aux normes internationales de sécurité de l’aviation civile. Consulter Vols intérieurs dans d’autres pays pour plus de détails.

Renseignements généraux sur la sécurité

Soyez extrêmement vigilants, suivez les nouvelles régionales et demeurez en contact étroit avec le consulat du Canada à Bujumbura ou le haut-commissariat du Canada à Nairobi, au Kenya.

Les installations touristiques sont très limitées. Nous vous conseillons de choisir avec prudence vos lieux d'hébergement et moyens de transport. Les voyagistes locaux, dont ceux qui offrent des activités d'aventure, n'offrent pas toujours de l'équipement et des normes de sécurité correspondant à ceux que l'on trouve au Canada. Les télécommunications sont médiocres.

Il est dangereux de se baigner dans les lacs et les rivières, en raison du risque d’être attaqué par des animaux sauvages et du risque d’attraper des maladies transmises par l’eau. Communiquez avec les autorités locales pour obtenir l'information la plus récente.

Il n'y a pas de service ambulancier.