Conseils de sécurité

Sécurité

Présence accrue des forces de sécurité

Depuis juillet 2017, l’armée a été déployée à Rio de Janeiro pour patrouiller les rues due au nombre croissant de fusillades entre la police et les trafiquants de drogues, aux attaques et aux décès de passants atteints par balles perdues.

Criminalité

La criminalité constitue un grave problème partout au Brésil. Tant les délits mineurs que les crimes violents, y compris les homicides, sont plus fréquents dans les centres urbains, notamment à Rio de Janeiro (ou Rio), São Paulo, Brasilia, Recife et Salvador, en particulier dans les zones adjacentes aux quartiers défavorisés (voir ci-dessous la partie sur les favelas). Les crimes dont sont victimes les touristes étrangers sont surtout des vols, mais parfois aussi des agressions, car il y a beaucoup d’armes en circulation et les criminels n’hésitent pas à recourir à la violence. Pour éviter d’être victime d’un crime, restez sur vos gardes en tout temps et suivez les consignes de sécurités établies par les autorités locales. 

Les crimes de rue, notamment les vols à la tire, les vols de sacs à l’arraché, les vols dans les voitures et les vols avec agression sont chose courante dans les grandes villes brésiliennes. Les criminels s’en prennent souvent aux touristes, surtout parce qu’ils les perçoivent comme des gens riches et comme des cibles faciles. Restez sur vos gardes lorsque vous vous trouvez dans des lieux touristiques comme les plages publiques, les marchés en plein air, les alentours des hôtels, les bars et les boîtes de nuit, ainsi que dans les aéroports et les gares routières. Les larcins à bord des autobus et dans le metro sont commun, et sont en forte augmentation à Recife depuis 2015. Le nombre de méfaits augmente sensiblement à la faveur des grands événements sportifs très médiatisés ou des conférences internationales et à mesure qu’approchent des festivités publiques attirant des touristes, comme le carnaval annuel et les célébrations du Nouvel An (le réveillon).

Les touristes sont plus susceptibles d’être victimes de crime lorsqu’ils agissent comme des touristes. Essayez de vous fondre dans la masse. Évitez de faire étalage de richesse et d’exhiber vos objets de luxe, qu’il s’agisse de bijoux, de montres, de vêtements ou de sacs, et n’ayez sur vous que de petites sommes d’argent. Gardez autant que possible à l’abri des regards vos appareils photo et vos appareils électroniques portatifs, notamment les téléphones cellulaires, ordinateurs portables et tablettes. Rangez vos objets de valeurs et vos documents de voyage importants dans le coffre-fort de votre hôtel.

Faites attention aux manœuvres de diversion et restez sur vos gardes lorsque de nouvelles connaissances vous demandent des renseignements ou vous offrent leur amitié, leur hospitalité ou leur aide. L’une des ruses les plus courantes des criminels consiste à jouer les bons samaritains en offrant leur aide à des touristes qui semblent être égarés. Si vous vous perdez, entrez dans un commerce ou dans un hôtel pour demander de l’aide. Si quelqu’un renverse quelque chose sur vous, ne lui permettez pas de vous essuyer, car il pourrait s’agir d’un stratagème pour vous voler votre portefeuille.

Des vols éclairs ou de masse (arrastões) se produisent de temps à autre sur les plages urbaines de Rio et dans d’autres endroits fréquentés par les touristes. Ce type de crime est perpétré par un groupe de voleurs (souvent des enfants et des jeunes provenant des favelas voisines) qui envahissent un endroit donné et s’emparent d’objets de valeur comme de l’argent comptant, des bijoux et des téléphones cellulaires. Ne laissez jamais vos effets personnels sans surveillance sur les plages urbaines. On signale aussi ce genre de vols dans des restaurants très fréquentés de São Paulo. Évitez autant que possible de vous asseoir près de l’entrée.

Des vols sont régulièrement commis en plein jour, parfois avec violence et sous la menace d’une arme ou d’un couteau. Les vols à main armée dans les restaurants sont de plus en plus préoccupants, surtout dans les grandes villes. Des agressions sont souvent perpétrées dans des taxis non officiels, auxquels il faut éviter d’avoir recours. Il se commet aussi des vols à main armée et des braquages à bord des trains. Si des voleurs vous menacent, donnez-leur ce qu’ils veulent. Il est arrivé que des victimes soient gravement blessées ou tuées pour avoir résisté à leurs agresseurs, lesquels peuvent être armés ou drogués.

Il faut faire preuve d’une grande vigilance en tout temps et éviter de se déplacer seul, surtout la nuit ainsi que dans les parcs ou les quartiers centraux des grandes villes. Empruntez des rues fréquentées et bien éclairées. Évitez de marcher sur les plages isolées et sans surveillance qui ne sont pas visibles du trottoir. Faites preuve de prudence lorsque vous vous déplacez en voiture ou en autobus la nuit aux abords des grandes villes, car ce sont des lieux où peuvent sévir des voleurs de grand chemin. 

Bien qu’ils soient rares, des enlèvements éclair peuvent se produire partout dans le pays, en particulier dans les grandes villes. Les victimes sont abordées dans la rue, généralement en soirée ou pendant la nuit, et sont amenées de force à un guichet automatique bancaire pour y retirer de l’argent. N’utilisez que des guichets situés dans des endroits bien éclairés et ne retirez de l’argent qu’entre 9 h et 18 h. Faites preuve de discrétion lorsque vous comptez votre argent ou que vous le rangez dans votre portefeuille.

La fraude par carte de crédit est un problème majeur. Lorsque vous utilisez votre carte de crédit, ne la perdez pas de vue, et conservez votre copie de la transaction ainsi que le papier carbone. On signale aussi des cas de clonage de cartes de débit; vérifiez régulièrement votre compte bancaire pour vous assurer qu’aucun prélèvement n’y a été effectué à votre insu.

La cybercriminalité, particulièrement les fraudes bancaires et l’hameçonnage, est un problème de plus en plus répandu. Les auteurs de ces crimes se servent de divers moyens pour recueillir des renseignements sur les victimes éventuelles. Ils peuvent entre autres surveiller les sites de médias sociaux et écouter clandestinement vos conversations lorsque vous vous trouvez dans le pays. Évitez de discuter de vos projets de voyage ou de mentionner d’autres renseignements personnels à portée de voix d’inconnus, et soyez prudent lorsque vous affichez des renseignements sur les sites des médias sociaux. Soyez particulièrement vigilant dans les cybercafés.

Ne changez pas d’argent dans la rue. Adressez-vous plutôt à une banque ou à un bureau de change.

Il arrive que des étrangers et des étrangères soient victimes d’agressions sexuelles, parfois perpétrées à l’aide d’un sédatif.

Les eaux côtières brésiliennes peuvent être la scène d’activités criminelles. Il est conseillé aux plaisanciers de prendre les précautions qui s’imposent et de s’assurer qu’ils pourront communiquer facilement avec les autorités en cas d’urgence.

Si vous êtes victime d’un crime, signalez-le à la police touristique (Delegacia de Atendimento ao Turista, ou DEAT) afin que les autorités locales puissent mener une enquête. À Rio de Janeiro, la police touristique est située dans le quartier Leblon, au 159 avenue Afranio de Melo Franco. On peut la joindre par téléphone au 21 2332 2924 ou au 2334 3802. À São Paulo, on peut joindre la police touristique au 11 3120 4447 ou au 3151 4167. Il importe tout particulièrement de signaler la perte ou le vol de vos papiers d’identité aux autorités brésiliennes et à l’ambassade du Canada ou à l’un de ses consulats (voir l’onglet Assistance).

Favelas et violence liée aux bandes organisées

Les favelas (bidonvilles) sont des quartiers urbains défavorisés où le taux de criminalité est élevé et où la violence propre aux gangs est chose courante en raison de la présence du crime organisé et du trafic de drogues. Cette violence peut déborder dans les quartiers aisés adjacents et dans les lieux touristiques. Des balles perdues ont fait des blessés et des morts dans les favelas et aux alentours.

Les interventions policières visant à pacifier les favelas ont entraîné des représailles de la part des bandes de criminels, ce qui a fait augmenter le risque de violence partout au pays. Des bandes s’en sont pris à des postes de police, à des autobus, à des édifices gouvernementaux et à des commerces. Des incidents se sont produits sur de grandes voies de communication, notamment sur l’autoroute qui mène à l’aéroport international Galeão Antônio Carlos Jobim à Rio. Les affrontements armés et les fusillades entre les forces policières et de présumés criminels sont monnaie courante.

Il est déconseillé de se rendre dans les favelas ou d’y faire des excursions. Des incidents violents peuvent s’y produire à tout moment, et l’aide de la police dans ces zones est très limitée. N’allez pas dans une auberge située dans une favela et n’y louez pas une chambre ni un appartement. Faites preuve de vigilance en tout temps et conformez-vous aux directives de sécurité établies par les autorités locales.  

Sécurité des femmes

Les femmes qui voyagent seules doivent faire preuve de prudence lorsqu’elles ont affaire à des inconnus ou à de nouvelles connaissances, et se méfier tout particulièrement des invitations. Évitez de vous déplacer seule la nuit et, dans la mesure du possible, ne portez pas de sac à main. Ne laissez jamais vos boissons sans surveillance et n’acceptez pas de consommation de la part d’un inconnu. Consultez notre guide Voyager au féminin – La sécurité avant tout, qui renferme des conseils à l’intention des voyageuses canadiennes.

Manifestations et troubles civils

Il arrive régulièrement que des manifestations nationales et des grèves ouvrières soient organisées pour protester contre la corruption du gouvernement. Attendez-vous à des bouchons de circulation et des perturbations importantes au transports en commun en raison de barrages routiers érigés durant ces manifestations.

À São Paulo, les manifestations peuvent causer des retards sur la route principale menant à l’aéroport international de Guarulhos. Les manifestations ont tendance à augmenter en nombre et en intensité lors de grands événements qui attirent des visiteurs étrangers.

Tenez-vous à l’écart de toutes les manifestations et des grands rassemblements, car ils peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence. Surveillez les bulletins de nouvelles locales et suivez les instructions des autorités locales. 

Transports publics

Les métros de Rio et de São Paulo sont généralement sûrs durant le jour. Faites preuve d’une grande prudence lorsque vous utilisez les transports publics la nuit; prenez plutôt un taxi accrédité. N’utilisez pas les fourgonnettes publiques. Les accidents de bus sont monnaie courante.

Utilisez les taxis autorisés garés dans des stations de taxis. La nuit, il est plus prudent de commander un taxi par téléphone ou au moyen d’une application comme 99 Taxi ou EasyTaxi. À votre arrivée au Brésil, achetez votre ticket de taxi auprès d’un bureau de taxis dans la zone des arrivées de l’aéroport ou près de la file d’attente des taxis. N’utilisez que les taxis officiels pour quitter l’aéroport ou pour vous y rendre. Il faut payer à l’avance, selon des taux fixes, les taxis et les autobus des grandes lignes qui desservent les aéroports. Très peu de chauffeurs de taxi parlent le français ou l’anglais.

Selon la loi locale, le prix légal de la course est celui qu’indique le taximètre, dont l’usage est obligatoire; il est illégal d’exiger des suppléments. En cas de changements tarifaires pour les déplacements en taxi, si les taximètres n’ont pas été rajustés en conséquence, les chauffeurs peuvent afficher un document officiel attestant les nouveaux tarifs.

Bon nombre de touristes utilisent des «  radio-taxis  », ou « taxis communs ». Ces taxis fonctionnent selon un prix fixe, quels que soient le moment de la journée et le temps nécessaire pour arriver à destination.    

Sécurité routière

Le Brésil a l’un des taux d’accidents de la route les plus élevés du monde. Il est dangereux d’y conduire en raison des habitudes de conduite agressives, du grand nombre de camions et de motocyclettes, des dépassements dangereux, de la vitesse excessive, d’un marquage au sol déficient, d’une mauvaise signalisation, des travaux routiers et des véhicules circulant à contresens. Le Code de la route n’est pas appliqué de façon rigoureuse. Prenez garde aux motocyclistes lorsque vous changez de voie. L’état des routes est généralement acceptable dans les grandes villes, mais laisse à désirer dans le reste du pays. Si vous devez vous garer sur l’accotement, méfiez-vous des voitures qui circulent et de la présence possible de criminels (notamment des pirates de la route).

En milieu urbain, faites preuve d’une vigilance accrue lorsque vous vous arrêtez à un feu rouge. Entre 22 h et 6 h, beaucoup d’automobilistes s’arrêtent aux feux rouges comme s’il s’agissait de simples panneaux d’arrêt par crainte des attaques à main armée qui se commettent aux intersections. Dans la plupart des villes, un feu clignotant jaune fait savoir aux automobilistes qu’ils n’ont qu’à céder le passage. Les piétons et les automobilistes qui traversent au feu vert doivent alors redoubler de prudence. Si jamais vous vous sentez menacé, ne vous arrêtez pas.

En cas d’accident de la route, appelez immédiatement la police. Ne tenez jamais tête au conducteur de l’autre véhicule. L’assistance routière est habituellement offerte par les propriétaires de garages locaux.

Transport aérien

Le gouvernement du Canada n’évalue pas la conformité des compagnies aériennes intérieures étrangères aux normes internationales de sécurité de l’aviation civile. Consulter Vols intérieurs dans d’autres pays pour plus de détails.

Confirmez l’heure de votre vol auprès de votre transporteur aérien et arrivez à l’aéroport trois heures à l’avance dans le cas d’un vol international et deux heures à l’avance pour un vol intérieur en partance d’un aéroport national. Toutefois, si vous prenez un vol intérieur à l’aéroport international de Rio (GIG) ou de São Paulo (GRU), vous devez arriver trois heures à l’avance. Si vous ne prenez pas ces précautions, la compagnie aérienne pourrait donner votre siège à un passager en attente. Il faut compter jusqu’à 2 heures et demie pour se rendre aux aéroports internationaux de Rio et de São Paulo aux heures de pointe ou en cas d’accident de la route; prévoyez donc suffisamment de temps pour votre transport à l’aéroport. Il est courant que le numéro de la porte d’embarquement change avant le dernier avis d’embarquement, souvent diffusé en portugais seulement. Consultez le personnel de l’aéroport et écoutez attentivement tous les messages afin de vous présenter à la bonne porte.

Frontières avec la Colombie et le Venezuela

Des groupes criminels organisés commettent de graves délits aux frontières des pays limitrophes du Brésil, particulièrement la Colombie et le Venezuela. Des touristes ont été victimes d’agressions et d’enlèvements. Exercez la plus grande prudence lorsque vous traversez les frontières de ces pays.

Renseignements généraux en matière de sécurité

Si vous vous rendez dans les régions frontalières de l’Amazonie et dans les marécages du Pantanal, faites-vous accompagner par des guides expérimentés. Ces régions sont presque inhabitées et elles sont dangereuses.

Faites preuve d’une grande prudence si vous vous baignez au large des côtes. Évitez les endroits où les courants sont forts et méfiez-vous des requins, surtout près de Recife, au nord-est du Brésil. Suivez les conseils des autorités locales au sujet de la baignade. Les eaux de nombreuses plages du littoral peuvent être dangereuses par moments, et il est conseillé de rester dans les zones surveillées par des sauveteurs pour se baigner ou faire du surf.

Dans l’ensemble du pays, l’eau non filtrée et les glaçons faits avec cette eau sont impropres à la consommation.