Quand les moustiques attaquent!


Se protéger efficacement des piqûres de moustiques

Après la constatation de l'épidémie du Chikungunya sur l'île de la Réunion, des mesures draconiennes ont été prises par les autorités sanitaires pour une démoustication renforcée. Pour se protéger de l'infection, à part des mesures collectives, chacun doit aussi prendre des précautions individuelles. Pour rappel, sachez que le Chikungunya se propage par la piqûre d'un moustique nommé Aedes. Ce dernier attaque le plus souvent tôt dans la matinée et tard le soir.

 

Les mesures de précautions générales

Pour prévenir les piqûres de moustiques, il faut avoir recours à des moyens de protection à la fois physiques et chimiques. Pour ce faire, il faut :

  • Mettre des habits longs et amples qui couvrent bien toutes les parties du corps, dont les bras et les jambes.
  • Acheter des vêtements imprégnés d'insecticide, à base de pérythronoïdes ou de répulsifs. Ce type d'habillement offre une longue protection. De plus, contrairement à une application cutanée, le contact avec la peau est réduit.
  • Appliquer sur la peau des produits spéciaux qui éloignent les moustiques. Toutefois, des précautions supplémentaires sont nécessaires si l'utilisateur est une femme en gestation ou un nourrisson. Le mieux serait de demander l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.

 

Quels sont les moyens de précaution pour les enfants et les femmes enceintes ?

Fragile, la femme en période de gestion doit se protéger des piqûres d'insectes. Elle le fera pour elle, mais aussi pour l'enfant qu'elle porte, car si elle tombe malade, l'enfant le sera aussi. Les jeunes enfants ont également un risque de contracter la pathologie. De ce fait, il est essentiel de bien les protéger. Chez eux, l'infection par le virus du Chinkungunya peut provoquer des troubles de l'alimentation. Notez qu'on a déjà constaté des enfants de bas âge mourir après une encéphalite causée par cette maladie. Si l'enfant est de moins de 3 mois, n'utilisez jamais des produits répulsifs contre les moustiques, optez plus tôt pour une moustiquaire de berceau. Lors de l'achat, préférez une moustiquaire imbibée d'insecticide tel que le pyréthrinoïde, le perméthrine ou le deltaméthrine.

 

Le renforcement des efforts collectifs de démoustication

Le 28 février dernier, le ministère de la santé a annoncé l'amplification des efforts de démoustication. En janvier, près de 300 hommes ont été mobilisés, le mois d'après 3600. Le ministre a aussi affirmé que cette sensibilisation sera faite « aussi longtemps qu'il le faudra ». Des mesures ont été également prises pour éliminer les décharges sauvages qui concourent à la propagation des moustiques. Pour cela, l'État a fait une grande contribution, d'environ 1,5 million d'Euros. Il a rassuré la population en affirmant : « La démoustication est effectuée dans des conditions respectueuses de l'environnement et de la santé des hommes. Tous les produits utilisés depuis le début des opérations sont conformes aux normes et protocoles internationaux (OMS) ». Ce n'est pas tout, le ministère a aussi souligné son engagement pour renforcer la sécurité d'approvisionnement en produits répulsifs. Pour ceux qui ont une santé fragile comme les enfants, les femmes en gestation, les personnes âgées ou les handicapées, les 300 000 doses de produits répulsifs sont disponibles gratuitement depuis le début du mois de mars dans les hôpitaux et les centres de santé de base.