Asthme et voyage


Le guide pour les routards asthmatiques

Pour les personnes qui souffrent d’asthme, des mesures doivent être prises avant de partir dans des destinations exotiques, car un environnement différent du quotidien peut provoquer une crise. Quelques habitudes quotidiennes et des conseils simples suffisent pour des vacances apaisantes, sans problème de santé. Les précautions concernent la trousse de santé, la vaccination, le moyen de transport, le choix de l’hébergement et le lieu du séjour.

 

La trousse de voyage

La trousse de voyage est un petit sac qui renferme tous les médicaments habituels, mais également les traitements contre l’asthme. Pour les sujets asthmatiques, il doit contenir un bronchodilatateur et des anti-inflammatoires. Un débitmètre de pointe est aussi nécessaire pour évaluer un problème respiratoire et ajuster par conséquent le traitement. Prévoyez aussi des corticoïdes injectables et du chlorhydrate d’adrénaline en cas d’allergie aux piqûres d’abeilles, de guêpes ou de fourmis. Mais n’oubliez pas le document indiquant vos allergies et la conduite à tenir en cas de grave incident. Les enfants asthmatiques auront besoin d’une chambre d’inhalation. Cependant, les aérosols, les comprimés, les médicaments injectables ainsi que les équipements nécessaires en cas de crise doivent être faciles d’accès, idéalement dans le bagage à main. Avant de partir, pensez à consulter un médecin, c’est la personne habilitée à vous fournir une quantité de médicaments utiles et une prescription de renouvellement. Faites une double ordonnance, l’autre en anglais, elle vous sera primordiale auprès des douanes.

 

Les vaccinations

Pour ne pas compliquer le séjour, la personne asthmatique devra demander à son médecin si une vaccination est nécessaire pour un voyage dans tel ou tel pays. Et si oui, est-elle adaptée à son état de santé? Notez que les personnes allergiques à l’ovalbumine ou la protéine de l’œuf ne peuvent pas recevoir un vaccin contre la fièvre jaune, la grippe ou l’encéphalite à tiques. Toutefois, les voyageurs âgés peuvent avoir une vaccination de prévention contre le pneumocoque.

 

Le moyen de transport

Que ce soit un voyage en train, en avion ou en voiture, les asthmatiques doivent être vigilants à la ventilation et aux bouches d’aération, aux appareils à air pulsé et au changement de température soudain causé par un climatiseur. Pendant le vol, il faut se méfier de la ventilation orientable. Dans les trains, il faut faire attention aux animaux, à la fumée de tabac ou aux ventilations sous les fenêtres. Pour la voiture, elle doit être bien dépoussiérée avant tout long voyage. Sachez que les longs trajets en voiture peuvent provoquer une crise importante d’asthme.

 

L'hébergement

Dans les destinations exotiques, les maisons de vacances ne sont ouvertes qu’en été, donc ne sont pas nettoyées quotidiennement, c’est pour cela qu’elles sont remplies de poussières allergènes. Souvent les parquets de ses hébergements sont vieux et disjoints, le lieu parfait pour les acariens. Pendant la réservation, demandez toujours à ce que la chambre soit aérée et déshumidifiée avant votre arrivée. La personne souffrant d’asthme devra également faire attention aux lits, aux couettes et aux traversins en plume. Ils apporteront toujours dans leur bagage une housse anti-carienne, une bombe acaricide et un oreiller synthétique.

 

Le lieu de voyage

Si vous êtes allergique aux pollens, ne vous rendez pas dans la campagne, surtout entre le mois de mai et d'août. Vous ne supportez pas les poils d'animaux ? Alors, n'allez pas dans un zoo, surtout les endroits où il y a les chevaux, car ils sont très allergisants. Donc, fuyez les haras et les manèges. Et faites particulièrement attention aux vents dominants qui peuvent transporter des particules allergisantes sur des kilomètres.

Avant de décoller, demandez les numéros des services d’urgence. Durant le séjour, faites attention à ce que vous mangez et buvez. Prévenez la diarrhée et le mal de transport. Si possible, proscrire les endroits à climats chauds, les altitudes au-delà de 2500 mètres et les zones de froids extrêmes et de vents violents. Le plus important est de contracter une assurance rapatriement, d’avoir des certificats de vaccination et des ordonnances médicales supplémentaires.